|
Condensé des Chapitres |
Une condensation schématisée de mon travail de recherche
Il s'agit d'une lecture dans l'histoire de l'évolution des systèmes d'information depuis le temps des mini-ordinateurs et des systèmes centraux basés sur une topologie maître-esclave (terminal-serveur) jusqu'aux systèmes actuels basés sur une architecture distribuée à intelligence partagée entre un poste client et un serveur distant. Ceci impliquerait la description fonctionnelle de l'un et de l'autre qui servirait de préambule pour aborder en détail les retombés d'une pareille évolution sur les opérateurs qui constituent l'univers des réseaux d'information planétaires.
D'un point de vue ergonomique, cette évolution au niveau des architectures et des systèmes informatiques a permis la migration des systèmes classiques de recherche en ligne (i.e. OPACs à la mode OCLS, Dialog...) aux systèmes informationnels multiplateformes qui relèvent entre autres de l'univers actuel d'Internet. Il s'agira d'une présentation du mode de fonctionnement de ces systèmes classiques (i.e. frais d'abonnement, procédures d'accès, modes de navigation...) face à un mode concurrentiel de taille, en l'occurrence la navigation virtuelle et l'interrogation multimodale (i.e. accès direct au document primaire, édition locale, portabilité ...).
D'une part, il s'agit d'une montée progressive des applications partagées tirant profit des architectures distribuées pour renforcer la notion du groupware. Il en résulte un allégement des unités de traitement, un partage et une modularité dans la conception des documents et des dossiers de travail composites (la logique du travail scientifique des groupes de recherche et la nouvelle architecture Intranet de l'entreprise l'exigent). Avec le développement des techniques de multiprocessing et multithreading, la migration des applications monolithiques vers les solutions des groupes se confirme.
D'autre part, la plupart des acteurs du marché se lassent des logiciels sous employés mais surtarifés. C'est aujourd'hui la migration vers les solutions poids-plumes portables, simples et conviviales gr‰ce à leur intégration réciproque. C'était au début les utilitaires résidents dans le monde des ordinateurs de bureau. C'est aujourd'hui le temps des Plug-Ins : les aplettes Java, les cookies, les visionneuses standards et légères du genre Lview, Real Audio, TeachText... qui assistent l'utilisateur dans la manipulation élémentaire des données dans les différentes étapes et sur les multiples plates-formes de son processus informationnel et communicationnel.
La décentralisation des systèmes engendre automatiquement un éclatement des structures linéaires et fermées des données disposées en forme de bases et banques de données hiérarchisées. C'est désormais la notion de document électronique composite qui, dans une conception orientée objet, surpasse la notion de l'unité condensée du fichier par le fait qu'il devient porteur d'un ensemble de liens dynamiques qui lui garantissent une intelligence logicielle. En effet, le document électronique est le produit de la contribution de plusieurs partenaires d'un groupe de travail qui agissent différemment, par des moyen logiciels divers et par les techniques des liens hypertextuels ou dynamiques (OLE, ODBC ...), afin d'intégrer un ensemble de ressources éparpillées dans une unité logique : le document électronique à structuration composite.
Dans les environnements clos, les usagers sont généralement identifiés par un profil, un statut, un droit d'accès électronique ou institutionnel préétabli. La migration vers les univers virtuels étendent les barrières d'accès à l'usager potentiel et universel (sous réserves de droit d'accès et de confidentialité). Une logique universaliste saurait dans tous les cas de figure prendre en compte, comme gage d'acceptabilité et d'usage, les particularités entre autres techniques, linguistiques, spatiales appropriées aux utilisateurs universels.
A part la possibilité de choisir les utilitaires d'accès devenus universels dans les réseaux distribués d'aujourd'hui, leur familiarité par rapport à un public universel, évite désormais les apprentissages multiples souvent nécessaires et rébarbatifs des procédures d'accès aux différents systèmes propriétaires classiques. Entre Questel et Dialog en mode d'accès textuel, tout un nouveau langage est à apprendre. Par contre, les interfaces Windows ou Sun, bien qu'originaires de sources différentes (Visual Basic et Java Script) restent très similaires pour tout type de fonction à tel point que les systèmes procéduraux furent obligés de recourir aux techniques du revamping (habillage) de leurs frontaux pour s'adapter à cette logique d'interfaces graphiques, hypertextuelles et intuitives. Dans le contexte Internet, il s'agit désormais des interfaces communautaires qui vont au delà du simple habillage superficiel pour établir des ponts d'accès transparents entre tous les systèmes d'information, toute plates-formes confondues. Java Script et Netscape sont l'exemple concret de cette transparence d'accès.
Il est communément admis que face à une mondialisation rampante, la tendance actuelle va inéluctablement vers les systèmes distribués et les applications partagées.
Dans une perspective marchande, il est question de portabilité et de transparence de toutes les solutions proposées dans une économie de marché dont la règle est l'exclusion du non adaptable et non compétitif. C'est le cas de l'échec de certains produits logiciel et matériel sur le marché mondial à cause de bugs, des incompatibilités techniques, de manque de convivialité d'usage ... (i.e. OS/2 ...).
Dans une logique technique, la tendance va vers les systèmes intelligents que Joë de Rosney appelle les "Agents Intelligents". Il s'agit des programmes experts jouant un r™le d'assistance électronique permanente à l'ensemble des fonctions proposées par les ordinateurs et les réseaux. Une programmation orientée objet, une mobilité extrême dans les réseaux et un paramétrage flexible en font, dans une approche de clonage virtuel, des interfaces virtuelles dynamiques et moins contraignantes que les actuelles interfaces complexes avec l'homme qui, malgré leur convivialité relative, manquent d'initiatives et d'intelligence dans la résolution des requêtes.
A ne citer que quelques exemples : Magic Cap de la société General Magic financée par Apple, Matsushita, Philips et Sony; Oliver et Sarah, deux moteurs de recherche intelligents de News Electronics Data (USA); les robots R2D2 et C3P0 de la guerre des étoiles. Encore à l'état embryonnaire, ce type d'interfaces atteindra son apogée sous la propulsion des améliorations prévues au niveau de l'interopérabilité des systèmes, des techniques de routage et de commutation dans les circuits virtuels, le multiprocessing ainsi que les gains dans les bandes passantes des réseaux de télécommunications.
D'un point de vue intellectuel et linguistique, l'homogénéité anglo-saxonne se fait réduire sous la poussée des normes nationales. L'ISO latin-1 fait progressivement place à une myriade de normes ISO dont l'objectif est de garantir un contexte multilingue de travail. Le projet UNICODE constitue une alternative globalisante pour représenter toutes les langues du monde moderne et classique. Dans une architecture décentralisée à base d'applications partagées et des documents composites pour servir des utilisateurs universels, le multilinguisme pourrait tre assuré de faon transparente, combinatoire et non alternante gr‰ce à des solutions de filtrage de langues, à des programmes de conversion de codes ou plus simplement à l'unification des normes de transcription graphiques à l'instar de l'UNICODE.
La problématique remonte aux origines de l'âge informatique et de la codification ASCII devenue un standard de fait pour le codage des caractères dans les systèmes informatiques. Son utilisation limitée à un codage sur 7 bits constituait un obstacle à l'universalisation de l'outil informatique. Des extensions de code sur 7 et 8 éléments binaires, sur un ou plusieurs octets ont permis la mise en place de tables de représentation multilingues. L'ISO Latin-1 a permis de résoudre le problème des diacritiques pour la famille latine. Ce fut ensuite l'ISO 8859 qui normalise une dizaine de jeux de caractères utiles pour un grand nombre de langues à écritures latines, cyrilliques, arabe, grecque et hébraïque. Ce fut ensuite une avalanche de normes nationales et internationales qui ont crée un problème de surabondance de normes donc de manque d'uniformité d'usage. C'est pour résoudre ce problème qu'ont été créés le standard UNICODE et la norme ISO-10646.
L'universalisation s'accomplit actuellement soit par des accords bilatéraux émetteur-recepteur pour l'utilisation symétrique des mêmes protocoles de représentation graphique, soit dans certains cas évolués d'Internet, par les techniques de l'étiquetage des jeux de caractères et la négociation des langues.
Les normes ont été jusqu'à présent le résultat des initiatives nationales et régionales souvent admises par les instances internationales dans leur état initial. Parmi les grandes familles des normes de codage, celles de l'ISO, IBM et de l'ECMA occupent une place importante. Une comparaison entre ces différentes normes permettrait de voir le coté hétérogène des solutions apportées; ce qui justifie l'apparition du projet UNICODE qui cherche encore un terrain d'acceptabilité universelle.
L'expérience du contexte arabe a généré dans ce sens une surabondance de normes qui font objet de références dans le développement d'applications bilingues. Seulement, à part les différences enregistrées entre ASMO 449 & ASMO 709, la BMP de l'UNICODE ou de l'ISO 8859-6, des douzaines de normes sont encore utilisées par les concepteurs d'applications bilingues en arabe/latin. O réside donc, la polémique réelle dans la codification du caractère arabe et sous quel aspect engendre-t-elle un conflit de compatibilité entre les trois grands pôles de la normalisation arabe : UNICODE & ISO 10646, l'ISO 8859-6, ASMO 449 & ASMO 709 ?
Elles sont nécessaires quand il s'agit d'une globalisation interactive et multidirectionnelle dans l'accès, l'échange et la diffusion de l'IST. Dans certains contextes linguistiques clos, des gisements d'information et des habitudes de communication dans des langues locales abondent sans devenir pour autant accessibles à la communauté scientifique internationale. Des IHMs bilingues, sauraient avec l'assistance nécessaire de l'Intelligence Artificielle, des industries de la langue garantir leur ouverture universelle.
Les IHMs multilingues seraient par contre des entraves si dans la logique des mouvements nationalistes, l'accès unidirectionnel aux ressources d'information internationales devrait se faire dans leurs langues locales. Les efforts qui seraient déployés pour mettre en place des interfaces en langues locales sans que celles-ci ne soient soutenues par une production locale d'information à affluence externe et à caractère compétitif, n'ont aucune chance de pérennité ou d'efficacité fonctionnelle. De mme, l'attente d'une mise en place d'une logistique locale et d'interfaces en langues natives constitueraient un blocage chronologique dangereux face à un besoin informationnel urgent qui pourrait s'effectuer normalement dans les langues de l'infrastructure utilisée. Sachant que ces milieux sont généralement bilingues et que l'information scientifique et technique leur est vitale, le recours aux interfaces dans des langues étrangères serait plus adéquat. C'est en quelque sorte la confrontation entre l'universalisation de la connaissance et la nationalisation de l'action de communication. C'est aussi une logique d'équilibre entre le trio : développement technologique, richesse informationnelle et universalité culturelle.
Des règles et des normes déjà établies définissent les procédures de conception et dÊ'évaluation d'IHMs. Dans un but de convivialité et de multilinguisme, quelles seront les possibilités techniques et les solutions envisageables pour garantir à des IHMs bilingues (un bilinguisme lourd) d'atteindre le degré d'universalité, de transparence et de dynamisme des agents intelligents identifiés auparavant ?
Une première solution serait de faire migrer les applications propriétaires qui ont servi dans les systèmes point-à-point et individuels vers les utilitaires poids-plumes basés sur le principe de l'auto détection, auto déclenchement, portabilité, analyse contextuelle multilingue, universalité et transparence par rapport à l'utilisateur final; des solutions qui s'inspireraient des techniques des Plug-Ins, des utilitaires résidents avec une orientation particulière vers des analyses de contextes linguistiques, de transcodage, filtrage et conversion ...
Les éléments distinctifs qui rendent inopérationnelles les solutions déjà apportées au bilinguisme des systèmes et des interfaces dans une optique latine sont la transcription graphique et le sens de l'écriture de droite à gauche. A part l'adoption d'une technique d'extension de code différente et à part la gestion du sens de l'écriture de droite à gauche dans les solutions entièrement arabisées, la fonction de la bidirectionnalité simultanée du sens de l'écriture et les opérations d'injection et l'activation alternante des modes maîtres d'écriture (mode maître latin avec injection arabe ou mode maître arabe avec injection latine) constituent des obstacles supplémentaires au niveau des usages et du dialogue homme-machine. Parmi les problèmes qui en découlent : la gestion parfois inappropriée des chiffres, des dates et des symboles graphiques. Faudrait-il les unifier pour les deux modes ou plut™t les personnaliser en fonction des exigences graphiques, linguistiques et culturelles (opposition du sens des parenthèses par exemple; incrementation numérique à base de la logique décimale, chiffres arabe ou hindou; calendrier solaire ou lunaire ...)
Il s'agit d'exposer les réalisations d'interfaces et des systèmes opératoires bilingues arabe/latin qui ont su, par moyens d'efficacité technique, convivialité ergonomique ou par contre pour un manque de rigueur concurrentielle, s'établir comme alternatives bilingues unanimement admises. Il s'agit du DOS-Arabe; Windows Arabe (3.x et 95); certains fureteurs sur Internet du genre Tango d'Alis Technologies, Pmosaic de NCSA ... l'interface Alifcom du vidéotex bilingue de l'IRSIT de Tunis.
Toutes les solutions apportées jusqu'à présent pour résoudre le problème du bilinguisme arabe/latin agissent sur les problèmes de la représentation graphique et du sens bidirectionnel de l'écriture. La question qui se pose donc, est de savoir si une solution bilingue se limiterait à une traduction des messages et des commandes au niveau des éléments d'entrée et de sortie ou si elle devrait plutôt s'orienter vers le noyau dur des systèmes opératoires et applicatifs pour traiter la langue dans sa dimension morphologique, syntaxique et sémantique. Car aucune solution de valeur n'a encore été avancée pour gérer les difficultés de traitement de la langue arabe dans sa dimension intellectuelle. C'est le domaine incontesté de l'industrie de la langue et des systèmes experts qui doivent proposer les solutions adéquates pour gérer la TAO, l'OCR bilingues, le traitement du langage naturel et la synthèse de la parole. Avec l'aide de l'Intelligence Artificielle l'Industrie de la langue est également censée aborder les problèmes complexes de la recherche en ligne via les modes classiques des OPACS et des moteurs de recherche actuels sur Internet.
Entre l'arabe classique et l'arabe dialectal, un langage hybride est en train de s'établir comme alternative officieuse dans les contextes scientifiques (enseignement et recherche) et médiatique (mass médias). Il s'agit d'une mixture entre l'arabe dialectal et l'arabe classique; une faon d'assouplir la rigidité de la langue classique dépassée sur plusieurs aspects. Quel palier linguistique utiliser dans ce cas sans porter atteinte à l'universalité des IHMs bilingues ?
Un autre problème socioculturel majeur marque sa présence : le phénomène de la synonymie très développée mme dans la langue classique commune à toutes les zones dialectales. Cette dernière n'est pas régulièrement mise à jours en termes de nouveaux concepts qui apparaissent continuellement dans les divers secteurs de la connaissance humaines et plus particulièrement technologiques. Il s'agit là d'un problème de terminologie qui génère déjà des polémiques linguistiques relatives au problème fondamental de la translitération et/ou de la traduction. Mais la grande question reste à savoir s'il y a réellement une industrie d'information locale qui justifierait intégration du contenu culturel arabe dans une logique concurrentielle avec les potentialités internationales de l'information scientifique et technique. Si tel est le cas y a-t-il un soubasement instrumental (outils linguistiques) pour gérer ce volume infromationnel d'un point de vue téchnique ? Quel bilan ? quelles perspectives ?
C'est la perception de l'information comme agent économique qui reste à déterminer dans la conscience collective du monde arabe. C'est l'un des stimulants qui renforcerait le développement d'une infrastructure sophistiquée en fonction de l'offre et de la demande. Ceci impliquerait de voir de plus près des concepts aussi déterminant que la notion du droit d'auteur et de propriété, de la profession de courtiers d'information, de l'informatisation mme de la société. Or la réalité montre actuellement que malgré la potentialité marchande du monde arabe (150 million de personnes parlant la langue arabe; bien avant le franais : 122 M; l'allemand : 118 M: l'italien : 63 M), l'investissement en matière de solutions informatiques bilingues n'est pas la convoitise des grandes firmes internationales du logiciel et du matériel. Les initiatives de Microsoft ont toujours été des démarches tardives répondant à une garantie d'accès au marché arabe issue d'un vide observé en la matière et à une imposition incontournable des interfaces Dos et Windows.
Un protectionnisme informationnel caractérise la scène arabe en terme de systèmes d'information. C'est l'un des secteurs les moins touchés par la privatisation du domaine public. A part les assises constitutionnelles qui fixent l'exclusivité à la langue arabe comme langue nationale, et par conséquent les rouages des gouvernements et des instances de recherche et de développement qui en dépendent, des facteurs socioculturels justifient la main mise du politique sur les médias et plus en particulier les réseaux d'information et de transmission de données : les "menaces" des idéologies extrémistes et les dérives "perverses" d'un type d'information considéré encore du domaine du tabou religieux.
Video OnLine, des plug-ins multilingues pour le Netscape navigator
Navigate with an accent : des plug-ins multilingues pour le Netscape navigator
Beaucoup plus concernant l'arabisation des systems et les ressources d'information en langue arabe. (Pages en Anglais !!)